_______________29 Juin o8 - 13.49.Un sale crevard. Tu es vraiment un sale crevard, voilà tout ce qui ressort. La façon dont tu passes d'un Je t'aime à un autre me dépasse. Je croyais que tu m'aurais juste trompé, que tu avais été faible. J'étais bien loin du compte. Tu as essayé de déguiser ça en acte noble. << Seconde respiration, blablabla, vivre un rêve, le tien et pas le cauchemard qu j'ai créé entre toi et moi" blablabla. J'y croyais déjà pas mais alors là. Chapeau. Ca me dépasse vraiment et de bien haut. Il y a pas d'autres mots. You're really a complete bastard. Il t'aura fallu 4 jours pour lui dire ce que tu m'as dit en 4 mois. Si ma retombée a été brutale, j'imagine même pas alors la sienne de chute. Elle va vite déchanter, la pauvre. T'as mis le pied à l'accélérateur si je puis dire; Un vrai comportement de macho. De salaud. D'homme quoi. Enflure. Tu ne l'aime pas hein. C'est devenu difficile pour toi de sortir des trucs sincéres. Ils sont plats maintenant, tout tes mots. Tellement plats et vides. Ya plus rien derriére. A part ton cerveau et ton bijou de fierté. Et là, tu vas encore me sortir un "j'y croyais mais...". Et bien, t'y croiras encore. Et pour longtemps. Tu commences à merder ta vie comme ton vieux pére. Bientot, vous aurez carrément une maladie à votre nom. "Le syndrome des L*". On sera témoins, batard. On sera témoins. Je te merde. Je te merde sincérement puisque je regrette. Si tu savais à quel point j'ai mal. Mal de t'avoir donné toute ma personne. Je regrette sincérement davoir fait << l'effort d'être >> pour toi. Tout ce temps perdu. Je suis parfaite. Je le sais. A ma façon. Mais je suis parfaite. Et toi, tu es crapaud. Et Parfaite ne refera pas les bétises de Princesse. Non ! Parfaite n'embrassera plus jamais, au grand jamais, crapaud ! J'rêvais encore de toi, te pardonner et tout l'blabla. Foutu subconscient. Mais c'est fini. Vraiment. Là tu m'as déjà aidé à faire un grand pas. J'ai TOUT supprimé. Les bouts de papier d'amoureux transis de cours, cramés. Les pages d'agenda, arrachées. Et les messages, to the dustbin, excepté celui décisif, pour bien me rappeler à quel point tu es minable. Pour garder au frais ma rancoeur pour ta lacheté et ton comportement déplorable. A jeter ! Même pas à enterrer ! A cramer ! Tu m'as arraché le coeur, enflure. Sans douceur. Tu ne l'aimes pas. Je le sens. Tu la convoites juste, la désires. Un objet de plus. Un truc à exposer. Un truc à feindre. Encore. Ces << je t'aime >> sont devenus des mots en l'air pour toi. Si facile à lacher, à dire, à crier, à bafouer, à vomir. Mais ses oreilles sont en sucre. Elle n'y verra que du feu. J'avais tout misé sur toi. Tu m'as brisé. Il me reste les mails et ton adresse à supprimer. Mais ça, je peux pas. Pas encore. Je suis curieuse et mélancolique, même si ça peut me foutre violence comme ça. Que veux-tu? Je suis un peu maso, tout le monde le sait ! Tout ça m'a donné une furieuse envie de m'amuser, de faire des coeurs brisés. De faire la fête quoi. J'ai envie de me sentir importante encore et encore, aimée, choyée, pour combler la crevasse béante que tu as ouverte sur ma poitrine. Je ne suis plus qu'un résidu de haine inspirant au plaisir simple. Les coups d'un soir, d'une fête, ça me branche bien en ce moment. On y va à la direct, parce que on sait que de toute façon, demain, ça sera oublié. C'est tellement mieux que de s'accrocher comme je l'ai fait avec toi. Sans engagement et sans frais tu vois. Je veux m'afficher pour te montrer que moi, je peux mieux que toi. Que moi, j'aurai mieux que toi. Tu en es le seul responsable, créateur. Je te déteste autant que je t'ai aimé. Je t'éxecre. Je te vomis. Je te merde et te pourris (plus que tu ne l'es déjà, si c'est possible of course.) Je ne sais pas si t'en fais des cauchemards la nuit mais j'espére. Je veux que tu aies des putains de remords, que tu en aies honte, ne serait-ce que dans ton subconscient. Tu ne mérites tellement pas mes larmes. Elles ont coulé une heure seulement ce jour là. Aprés, c'était bon. Elles ne couleront plus. La preuve. Je tiens bon. Ce soir je fais des efforts certes, mais je tiens bon. Tu ne mérites pas une belle vie. Je suis la seconde fille que tu détruis et celle qui m'a remplacé ne sera surement pas la derniére non plus. Tu ne mérites rien de ce qu'on te donne, A*. Ca ne durera pas avec elle. Je le sens tellement, tu sais. Et j'espére vraiment que ce sera elle qui te détruira le coeur. Tu verras ce que ça fait, tu vivras toi aussi ton moment de perdition. Tu verras que ça fait mal une attaque en traitre, du jour au lendemain. Tu verras enfin, ce que c'était que de trop aimer. Tu criseras, A*. Tu criseras comme pas deux. Tu te déchireras en deux. Tu hurleras silencieusement, à l'intérieur de toi. Et surtout, seul, tu plongeras. Dans le noir. Désespoir. Tu ne changeras jamais, tu sais? Moi maintenant, je le sais. Tu ne vivras que de ça. Que de ce mal être. Tu t'en prendras plein la face, c'est tout ce que je te souhaite. Les insultes ne viennent plus, je suis calmée. Tu as de la chance... beaucoup de chance. De ne pas t'être retrouvé en face de moi là. Je t'aurai écorché vif. Démonté, réduit en piéce. Avec des mots. Mes mots. De simples mots... J'aurai sorti des trucs que je ne pensais même pas, inventés, façonnés, tournés sans que je le sache. Tous pour te faire mal. Un peu plus, plus fort, plus profondement. Te marquer. Comme je l'ai été pour toi. Je ne souhaiterai pas ta mort. Je n'irais pas jusque là. Je veux que tu vives, A*. Et surtout que tu souffres. Que tu souffres d'avoir un coeur. (U) 4 Juillet o8 - 22.43.
_______________Ce texte n'est plus d'actualité, mais je l'aime quand même. Acidulé et un peu violent.